La côte de Bardez, au nord de l'embouchure de la Mandovi, concentre la plus grande partie des hôtels et des paillotes de l'État. Candolim, au pied du fort d'Aguada, reste la plus posée ; Calangute et Baga, à quelques kilomètres, sont les plus fréquentées, avec sports nautiques, boîtes de nuit et embouteillages en décembre. C'est un bon choix pour un séjour court, à environ 15 km de Panaji. Évitez la semaine de Noël au Nouvel An si vous cherchez le calme : les prix y grimpent fortement et les plages débordent.
Plus au nord, Anjuna et Vagator alternent criques et falaises de latérite rouge. Ces villages furent dès les années 1960 une étape des voyageurs hippies, et ils gardent un esprit bohème, cafés, studios de yoga et soirées de musique électronique. Le marché aux puces d'Anjuna se tient le mercredi en saison, le marché nocturne d'Arpora le samedi soir. Le courant est fort sur plusieurs plages : baignez-vous près des postes de sauveteurs. La législation indienne sur les stupéfiants est très sévère, et les contrôles sont fréquents dans ce secteur.
Au-delà de la rivière Chapora, le district de Pernem offre des plages plus longues et plus tranquilles, à environ une demi-heure du nouvel aéroport de Mopa. Morjim, Ashwem et Mandrem attirent séjours longs et pratiquants de yoga ; à Morjim, des tortues olivâtres viennent pondre en hiver, sur des portions de plage protégées. Arambol, la plus au nord, réunit musiciens et voyageurs autour d'un lac d'eau douce et de cours de toutes sortes. Prévoyez un scooter : les transports publics y sont rares.
La capitale, Panaji, se parcourt à pied en une journée, le long de la Mandovi. Le quartier de Fontainhas, souvent qualifié de quartier latin, a gardé ses ruelles de maisons portugaises aux façades jaunes, bleues ou ocre, ses balcons et ses azulejos ; visitez-le le matin, quand la lumière est douce. L'église de l'Immaculée-Conception et son escalier blanc dominent la place centrale. Le soir, des croisières au coucher du soleil partent des quais. La plage de Miramar, toute proche, est signalée par France Diplomatie comme dangereuse pour la baignade.
À une dizaine de kilomètres à l'est de Panaji, Velha Goa, ancienne capitale portugaise, regroupe églises et couvents inscrits à l'UNESCO en 1986 : comptez une demi-journée, en tenue couvrante, de préférence avant midi. Le bac gratuit vers l'île de Divar, toute proche, mène à des villages restés agricoles. Plus loin, autour de Ponda, les temples hindous de Mangueshi et Shantadurga et les plantations d'épices ouvertes aux visiteurs s'enchaînent en une journée. Les chutes de Dudhsagar, à la frontière du Karnataka, s'ajoutent hors mousson.
Au sud, le district de Salcete déroule une longue bande de sable presque continue de Majorda à Mobor, plus familiale que celle du nord. Benaulim et Varca sont plus paisibles que Colva, la plus urbanisée. Margao, à une dizaine de kilomètres, est la gare principale de la ligne Konkan et la ville commerçante du sud. À l'intérieur des terres, Chandor et Loutolim conservent de grandes demeures de familles goanaises, certaines ouvertes à la visite. Ce secteur se situe à environ 30 minutes de l'aéroport de Dabolim.
Le district de Canacona, à environ 70 km au sud de Panaji, réunit les plus belles anses de l'État : Palolem et son croissant de sable, Patnem plus calme, Agonda presque déserte en début de saison. Les hébergements y sont surtout des cabanes et petites pensions, souvent démontées pendant la mousson. Prévoyez au moins trois nuits sur place pour profiter du rythme lent, des sorties en barque pour observer les dauphins et du parc de Cotigao, tout proche. Ce secteur est idéal en fin de circuit dans le sud de
l'Inde.