Construit vers l'an 300 pour l'empereur Dioclétien, le palais n'est pas une ruine mais un quartier vivant : des Splitois habitent encore dans ses murs, entre cafés installés dans les arcades et linge suspendu au-dessus des ruelles. Comptez une journée pleine pour les caves, le Péristyle, la cathédrale Saint-Domnius et la colline de Marjan. Split est surtout la plaque tournante de la région : son aéroport, sa gare routière et le port des ferries sont à quelques minutes l'un de l'autre, ce qui en fait la base logique des deux premières nuits.
À une trentaine de kilomètres à l'ouest de Split, Trogir tient tout entière sur un îlot relié au continent par un pont. Inscrite à l'UNESCO depuis 1997, elle se visite en une demi-journée : portail roman de maître Radovan à la cathédrale Saint-Laurent, forteresse Kamerlengo, palais gothiques le long de la Riva. Entre les deux villes, les sept bourgs fortifiés de Kaštela offrent des plages moins courues. L'aéroport de Split est situé juste à côté de Trogir, idéal pour une dernière nuit avant un vol matinal.
Šibenik, à environ 90 km au nord de Split, est la seule grande ville dalmate fondée par des Croates plutôt que par les Romains ou les Grecs. Sa cathédrale Saint-Jacques, construite entre 1431 et 1535 uniquement en pierre, figure à l'UNESCO, tout comme la forteresse Saint-Nicolas qui garde l'entrée du chenal. Montez ensuite à la forteresse Saint-Michel pour la vue sur l'archipel. Deux nuits sur place suffisent et permettent d'enchaîner avec Krka le lendemain, avant l'arrivée des cars d'excursion venus de Split.
Derrière la côte, le plateau karstique cache des rivières émeraude. La Krka dévale sept barrages de tuf dans un parc national ouvert toute l'année, où le billet adulte, selon le tarif 2027 du parc, passe de 7 € l'hiver à 40 € de juin à septembre : visiter en avril, mai ou octobre, à 20 €, divise le prix par deux et la foule bien davantage. La baignade y est interdite depuis 2021. Plus au sud, la Cetina se jette dans la mer à Omiš après un canyon où se pratiquent rafting et canoë de mai à septembre, à moins d'une heure de Split.
Brač, à moins d'une heure de ferry, est l'île de la pierre blanche et de la plage de Zlatni Rat, à Bol ; Vidova Gora, son sommet de 778 m, est le point culminant des îles de l'Adriatique. Hvar, à environ une heure de catamaran, mêle la ville de Hvar et sa vie nocturne, la plaine agricole de Stari Grad classée à l'UNESCO et les champs de lavande en fleur de mi-juin à juillet. Deux nuits par île sont un minimum : en aller-retour dans la journée, on passe plus de temps au port que sur l'île.
Vis, l'île habitée la plus éloignée de la côte dalmate, a servi de base militaire yougoslave et est restée fermée aux visiteurs étrangers jusqu'en 1989. Résultat : peu d'immeubles, des vignes de vugava et deux petits ports, Vis et Komiža. Comptez environ 2 h 20 de ferry depuis Split, un peu moins en catamaran, et trois nuits pour la crique de Stiniva et l'excursion vers la grotte bleue de Biševo, à voir entre 10 h et 14 h selon la saison, d'après l'office de tourisme de Komiža. Par bora, les traversées sont annulées : gardez une marge avant votre vol.
Au sud de Hvar, Korčula garde une vieille ville fortifiée aux rues dessinées en arête de poisson pour couper le vent, et revendique la naissance de Marco Polo. La durée du catamaran depuis Split varie selon les escales : vérifiez l'horaire de la compagnie avant de réserver. Restez deux ou trois nuits : les vignes de grk de Lumbarda et de pošip de Čara se visitent à vélo, et la moreška, danse des sabres, est jouée certains soirs d'été. Korčula fait une excellente dernière étape vers le sud, sans revenir à Split.
Les liaisons Jadrolinija et des compagnies privées passent à l'horaire d'été de fin mai à fin septembre ; hors saison, plusieurs lignes entre les îles disparaissent et il faut repasser par Split. Pour un voyageur en chambre double, comptez environ 150 € par jour et par personne en confort hors juillet-août, 70 € en routard. Septembre reste le meilleur mois : mer à 23 °C, prix en baisse et ferries encore fréquents. Depuis Split, des ferries de nuit rejoignent Ancône, pratique pour combiner avec l'
Italie, et les bus vont vers Mostar en
Bosnie-Herzégovine.