Voyage en Alentejo : villages blancs, vin et mégalithes

L'Alentejo occupe près d'un tiers du Portugal pour à peine 5 % de sa population. On y roule des heures entre plaines de blé, chênes-lièges et villages blanchis à la chaux, on s'arrête dans les adegas, on dort dans un ancien couvent et on finit sur une plage atlantique vide.

Pourquoi visiter l'Alentejo ?

L'Alentejo est la région la plus vaste et la moins peuplée du Portugal, à une à deux heures de route au sud-est de Lisbonne. C'est une destination de voiture et de lenteur : patrimoine romain et mégalithique autour d'Évora, villages perchés, gastronomie de terroir et vins réputés, plus une côte atlantique préservée. Les mois doux, de mars à juin et en septembre-octobre, sont de loin les meilleurs.

Que découvrir en Alentejo ?

Évora et l'Alentejo central

Capitale historique de la région, Évora tient dans ses remparts : temple romain, cathédrale fortifiée, chapelle tapissée d'ossements et université fondée au XVIe siècle. Le centre est classé à l'UNESCO et se parcourt à pied en une journée. Tout autour, la campagne concentre le plus grand ensemble mégalithique de la péninsule Ibérique, dont le cromlech des Almendres, 15 km à l'ouest, en accès libre. C'est aussi le cœur de la route des vins de l'Alentejo, plus de 250 producteurs, beaucoup ouverts sur rendez-vous. Comptez deux jours pleins pour la ville et ses environs, une voiture pour le reste.

Le triangle du marbre : Estremoz, Borba, Vila Viçosa

Trois bourgs au nord-est d'Évora extraient le marbre depuis l'Antiquité, ce qui a fini par pétrir l'architecture locale : seuils, encadrements et palais entiers en pierre blanche. Estremoz aligne un château médiéval transformé en pousada et un grand marché le samedi matin. Vila Viçosa garde le palais ducal des Bragance. Les carrières à ciel ouvert, béantes au bord de la route, se photographient depuis des points de vue signalés. Borba, au centre du triangle, se résume à une longue rue et à une fontaine de marbre du XVIIIe siècle, mais ses vins rouges, souvent bus jeunes, se dégustent à la coopérative locale. Une demi-journée suffit en passant vers la Serra de São Mamede.

La Serra de São Mamede : Marvão et Castelo de Vide

Au nord, un massif granitique et frais tranche avec la plaine. Marvão, nid d'aigle fortifié à 860 mètres, domine la frontière espagnole et se vide de ses visiteurs le soir. Castelo de Vide, en contrebas, garde l'une des plus anciennes juiveries médiévales du pays et des sources thermales. Le parc naturel entre les deux offre des sentiers de randonnée à l'ombre des châtaigniers, praticables même en été. Portalegre, la ville, vaut pour son musée de la tapisserie, où l'on tisse encore des pièces d'après des toiles de maîtres, parfois en plus d'un an de travail. Prévoyez une nuit sur place pour enchaîner les deux villages et une marche de trois à quatre heures dans le parc naturel.

Le Baixo Alentejo : Beja, Mértola et le Guadiana

Le sud de la région, moins visité, est aussi le plus sec. Beja, ancienne ville romaine, sert de relais. Mértola, perchée au-dessus du Guadiana, a gardé de la domination arabe une église qui est une ancienne mosquée, avec son mihrab. Le fleuve, sauvage sur des dizaines de kilomètres, borde un parc naturel où nichent aigles et vautours. C'est une étape d'une nuit sur la route de la côte, à l'écart des circuits classiques. Serpa, plus à l'ouest, vaut pour ses remparts, son fromage au lait cru de brebis et son chant polyphonique inscrit à l'UNESCO. Les distances sont longues dans le Baixo Alentejo : comptez une bonne heure de route entre chaque ville.

La côte : Comporta, Melides et Vila Nova de Milfontes

Le littoral alentejan est atlantique, venteux et froid, mais spectaculaire. Au nord, la péninsule de Tróia et Comporta alignent rizières, pinèdes et longues plages de sable blanc, à une heure de Lisbonne ; le village est devenu chic sans se bétonner. Plus au sud, la Costa Vicentina déroule des falaises et des criques que suit le Trilho dos Pescadores de la Rota Vicentina, par étapes de 10 à 20 km. Vila Nova de Milfontes, à l'embouchure du Mira, en est la meilleure base. L'eau dépasse rarement 19 °C ; on vient pour marcher et surfer, moins pour nager, contrairement à l'Algarve voisine.

Vin, liège et cochon noir

L'Alentejo produit un tiers du vin portugais, surtout des rouges charpentés à base d'aragonez et de trincadeira, souvent vinifiés en jarres de terre cuite selon une méthode romaine appelée vinho de talha. La région fournit aussi la moitié du liège mondial : les chênes se récoltent l'été, tous les neuf ans, et portent leur année de coupe peinte sur le tronc. Le porc noir alentejan, élevé en liberté sous les chênes et nourri de glands, donne un jambon comparable au pata negra espagnol. Beaucoup de domaines proposent visite, dégustation et table.

Villes à visiter en Alentejo

Les destinations à la une apparaissent en premier.
Bientôt disponible.

Alentejo en images

Les incontournables de l'Alentejo

Cinq sites qui donnent la mesure de la région, du néolithique à la côte.

Temple romain d'Évora

Portique corinthien du Ier siècle au point haut d'Évora, longtemps muré dans une tour puis dégagé au XIXe siècle, éclairé le soir.

Chapelle des Os

Chapelle du couvent São Francisco d'Évora dont les murs sont entièrement recouverts d'ossements et de crânes de moines, avec une inscription d'accueil sur le linteau.

Cromlech des Almendres

Près de cent menhirs disposés en cercles et en fer à cheval dans une chênaie à 15 km d'Évora, érigés vers 6000 av. J.-C., en accès libre.

Monsaraz

Village fortifié de schiste au-dessus du lac d'Alqueva, ruelles pavées, château templier et vues à 360 degrés sur la plaine et l'Espagne.

Fortifications d'Elvas

Plus grand ensemble de fortifications bastionnées au monde, inscrit à l'UNESCO, avec un aqueduc de 8 km, à la frontière espagnole.

Régions similaires

D'autres régions qui pourraient vous plaire autant que Alentejo.

Destinations similaires

D'autres pays qui pourraient vous plaire autant que Alentejo.

Questions fréquentes sur l'Alentejo

Combien de jours faut-il pour visiter l'Alentejo ?
Trois jours couvrent Évora, les mégalithes et Monsaraz. Cinq jours ajoutent le triangle du marbre et les villages de la Serra de São Mamede. Une semaine permet d'atteindre la côte de Comporta ou la Costa Vicentina.
Peut-on visiter l'Alentejo sans voiture ?
Difficilement. Le train relie Lisbonne à Évora et à Beja, et quelques bus desservent les grandes villes, mais les mégalithes, les domaines viticoles et les villages perchés sont hors réseau. La voiture est quasi indispensable au-delà d'Évora.
Peut-on se baigner en Alentejo ?
Sur la côte, oui, mais l'eau atlantique reste froide, entre 16 et 19 °C, avec du vent et des courants. Dans les terres, le lac d'Alqueva et quelques plages fluviales aménagées offrent une baignade plus douce l'été.
Où voir les cochons noirs et les chênes-lièges ?
Partout dans le montado, la savane de chênes qui couvre la région, surtout entre Évora, Montemor et Portalegre. Plusieurs domaines organisent des visites de l'élevage de porc noir et de la récolte du liège, qui a lieu l'été.
Évora ou le lac d'Alqueva pour une première fois ?
Les deux se combinent en trois jours. Évora pour le patrimoine et la base logistique, Alqueva et Monsaraz pour les paysages, les couchers de soleil et le ciel étoilé. Une nuit à Monsaraz même vaut le détour.
Quand a lieu la récolte du liège en Alentejo ?
De mai à août, quand la sève facilite le décollement de l'écorce. Chaque arbre est récolté tous les neuf ans et porte le dernier chiffre de l'année peint sur le tronc. On croise alors les équipes et les tas d'écorce au bord des routes.

Organisez votre voyage en Alentejo

Itinéraire jour par jour, budget, réservations et bagages dans une seule application.
Aperçu de l'application PlanTripNow